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La dématérialisation de l’identification des bovins, bientôt généralisée ?

Les acteurs de la filière ont inauguré il y a 2 ans un vaste projet de modernisation de l’élevage. Si la phase test du projet fournit des résultats satisfaisants, vaches, bœufs ou taureaux circuleront demain en mode « dématérialisé »…

En février 2014, le ministère de l’Agriculture et les organisations professionnelles de la filière bovine ont signé une convention cadre de 3 ans pour dématérialiser :

  • le système de l’identification des bovins
  • les documents nécessaires à leur circulation sur le territoire.

Les documents papiers qui accompagnent le bovin

De l’éleveur jusqu’au consommateur final, un bovin circule toujours avec les documents nécessaires à son identification. Les informations relatives à l’animal sont contenues dans :

  • son passeport qui indique le numéro national de l’animal et qui comprend les informations relatives à son identité (date et lieu de naissance, parenté, détenteurs successifs de l’animal…)
  • l’ASDA (Attestation sanitaire à délivrance anticipée) qui accompagne le passeport. Elle renseigne sur l’état sanitaire de l’animal.

A chaque entrée ou sortie de l’exploitation, l’éleveur a l’obligation d’enregistrer ce mouvement sur le passeport de l’animal.

La dématérialisation simplifie et améliore la traçabilité des bovins

Le gouvernement a confié à l’association SPIE (Système professionnel d’information en élevage) le soin de mettre en place une plate-forme informatique qui permettra à tous les acteurs concernés de consulter les informations relatives au bovin.

Eleveurs, administration, négociants, abattoirs, opérateurs commerciaux : les acteurs de la filière disposent d’un identifiant pour accéder aux informations selon leurs droits d’accès.

Toutes ces informations sont sécurisées et confidentielles. Les acteurs concernés y accèdent depuis leur ordinateur, leur smartphone ou leur tablette. Ces données présentent l’avantage d’être régulièrement actualisées, au rythme des mouvements de l’animal. La dématérialisation permet surtout à l’éleveur d’éviter des erreurs liées aux modifications fréquentes du passeport de l’animal. Il ne faut pas oublier que l’identification est essentielle pour la traçabilité. Sur le plan sanitaire, il s’agit même d’un enjeu majeur. L’identification est ainsi très contrôlée par l’administration et elle conditionne l’obtention des aides.

Qui finance la dématérialisation ?

Le gouvernement annonce qu’il finance les 80% du coût de la phase pilote du projet (1,5 millions d’ €). La CNE (Confédération nationale de l’élevage), INTERBEV (Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes), l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture) et le CNIEL (Centre national interprofessionnel de l’économie laitière) financent les 20% restants.

Quand la dématérialisation est-elle mise en place ?

En 2015, des tests ont confronté le système de la dématérialisation au terrain grâce à des éleveurs et des départements qui se sont portés volontaires. La phase test est toujours en cours et le gouvernement devrait se prononcer prochainement sur l’adoption définitive de la dématérialisation. Compte tenu des difficultés de couverture réseau que connaissent certaines exploitations d’élevage, le déploiement de la dématérialisation devrait être progressif (entre 2 et 5 ans).

A quand la dématérialisation définitive ? Les experts de Terre de Compta vous tiendront informés.