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Entre le propriétaire et le fermier, comment est répartie la taxe foncière ?

Chaque année, le propriétaire (bailleur) est redevable de la taxe foncière sur la propriété bâtie et non bâtie. Comme le prévoit la loi, l’impôt foncier repose donc sur le bailleur : c’est lui le redevable légal de la taxe foncière. Toutefois, une partie de l’impôt est également supportée par le preneur (le locataire ou l’exploitant). En effet, ce dernier est redevable d’une fraction de la taxe foncière. Cette fraction concerne les dépenses afférentes aux voies communales et aux chemins ruraux.

L’article L415-3 du Code rural le précise : il est mis à la charge du preneur, au profit du bailleur, une fraction du montant global de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe foncière sur les propriétés non bâties portant sur les biens pris à bail. Entre les deux parties (preneur et bailleur), le montant de la part remboursable de la taxe foncière peut être librement fixé. Comment répartir l’impôt foncier ?

Entre le bailleur et le preneur, que prévoit la loi ?

Dans le cas d’un bail verbal ou bien lorsqu’il n’y a pas eu de clause rédigée pour prévoir la répartition de la taxe foncière, le preneur rembourse 1/5e du montant total de la taxe (soit 20%).

A noter : le preneur est toujours redevable de la moitié de la cotisation due au titre de la Chambre d’agriculture ainsi que des frais de gestion (8% calculés sur cette moitié).

Dans le cas où le bail comprend une clause particulière prévoyant la répartition de la taxe foncière avec un remboursement supérieur à 1/5e de cette dernière, le preneur doit s’y soumettre. Pendant toute la durée du bail, il rembourse la partie de l’impôt foncier prévue à son bailleur.

Important : seule une réécriture du bail peut modifier la fraction de la taxe foncière due par le preneur.

Dans quels cas la taxe foncière peut-elle être exonérée ?

En raison de calamités agricoles, la taxe foncière peut faire l’objet d’un dégrèvement temporaire.

Pendant les 5 années qui suivent l’installation, les exploitants disposant de la qualité de jeune agriculteur peuvent également bénéficier d’un dégrèvement de l’impôt foncier. Ce dégrèvement s’élève à 50% de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Toutefois, pour bénéficier du dégrèvement, le jeune agriculteur doit respecter certaines conditions :

  • être bénéficiaire de la dotation d’installation ou de prêts à moyen terme spéciaux et être installé depuis 1992,
  • avoir souscrit un contrat territorial d’exploitation est être installé depuis 2001.

A savoir : certaines communes autorisent le dégrèvement des 50% restants de la taxe foncière. Il faut en faire la demande auprès du centre des impôts fonciers grâce au formulaire Cerfa 10546*04.

Les terrains agricoles exploités selon le mode de production biologique peuvent eux-aussi faire l’objet d’une exonération temporaire de la taxe foncière pendant une durée de 5 ans. Ce sont les communes qui ont le pouvoir d’octroyer l’exonération. Pour effectuer leur demande, les exploitants doivent se tourner auprès de leur mairie. L’exonération peut s’appliquer dès l’année qui suit celle lors de laquelle les parcelles ont été engagées en mode de production biologique.

A noter : certains terrains, destinés à la production de cultures spécifiques (noyers, truffiers, vergers, vignes…) peuvent également bénéficier d’exonération de la taxe foncière. Contactez nos experts pour déterminer le montant de votre impôt foncier. Si vous êtes éligible à un dégrèvement de l’impôt, Terre de Compta vous aide à en faire la demande ! Contactez-les !